Edito du Président - Avril 2015

Bruno DIDIERChers amis,

Une crise financière met du temps à s’effacer. Mais, au-delà des aspects conjoncturels récessifs ou déflationnistes, des facteurs de croissance sont présents et leur conjonction pourrait être profitable à l’économie française. Faut-il croire à l’opportunité de cet effet exceptionnel aussi rare que celui de l’alignement des planètes ?

Oui, car la croissance américaine se renforce. La création d’emploi aux Etats-Unis n’a jamais été aussi élevée depuis 15 ans. La croissance américaine devrait s’accélérer à 3,2 % cette année contre 2,4 % l’année dernière.

Oui, car il y a baisse du pétrole. Le prix du Brent en euro est en recul de plus de 35% par rapport à son niveau moyen de l’été 2014. En cas de maintien des cours aux niveaux actuels, les pays avancés d’Europe bénéficieraient d’un transfert de revenu massif et la zone euro verrait son niveau d’activité rehaussé de l’ordre de 0,3 point à 0,4 point de PIB dès 2015.

Oui, car la baisse de l’euro se poursuit. Le 14 janvier, l’euro est repassé sous son cours d’introduction du 4 janvier 1999 de 1,1789 et s’inscrit dans un mouvement baissier qui va perdurer. Bien que l'économie française réalise l’essentiel de ses exportations dans la zone euro et que la part des produits manufacturés n’est pas prépondérante comparé aux services, la faiblesse de la devise reste une bonne nouvelle.

Oui, car le CICE monte en puissance. Le dispositif commence, depuis quelques mois, à être approprié par les entreprises après la phase de démarrage et de découverte inhérente à tout nouveau dispositif (méconnaissance, peur du contrôle fiscal, délai de 3 ans pour réclamer la créance,…).

Oui, car les taux d’intérêts sont bas. La banque centrale européenne a pris la décision inédite, historique, d’abaisser drastiquement ses taux pour relancer l'activité économique dans la zone euro en incitant les banques à prêter d'avantage. La baisse du taux de refinancement est son outil principal pour influer sur la distribution de crédits et donc jouer sur le niveau des prix et l'activité économique.

Même si chacun d’entre nous ne mesure pas encore concrètement pour son entreprise les effets positifs de la combinaison de ces différentes mesures, ce constat reste malgré tout porteur d’espérance pour nos entreprises.

Bonne lecture à tous.

Bruno DIDIER
Président du Comité mécanique Ile-de-France

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